LEVESVILLE-LA-CHENARD - Historique



LEVESVILLE – LA - CHENARD



La paroisse de LEVESVILLE – LA – CHENARD (diocèse de Chartres)

 

1790  canton de Ouarville

An IX  canton de Janville

 

Elle est placée sur le vocable de Saint Martin

 

Coutume de Chartres ou d’Orléans

 

Variantes : Levesville –Lachenard, Levéville

 

Levesville la Chenard et ses Hameaux

L'étymologie:

.Au Xlème siècle le lieu où cette paroisse prit naissance était appelé Lameri- Vilare le Bourg de Lamer Le nom de cette terre devient plus tard Lemeri- Villare, Lemor- Villare puis Lamervilla (vers 1109)

Elle appartenait alors à Erchambaud DE JAN VILLE et à Ansold son neveu

Vers 1109 les religieux de Saint Père qui possédaient déjà la terre d'Abonville voisine de Lamerville voulaient également posséder cette dernière, mais ce ne fut pas sans bourse délier. Ils payèrent à Erchambaud et à son neveu 20 livres chartraines, le fils du premier reçut 20 sous de la même monnaie et son épouse 40 sous

Quelques années après la mort subite d'Erchambaud, ses fils revendiquent la possession de la terre de Lamerville.

Les religieux soutiennent leurs droits et proposent de soumettre le différend soit à la cour de l'Eglise soit à celle d'Hélisende dame de la terre.

Mais ces premiers refusent et préfèrent recourir à l'intervention d'un homme puissant nommé Jean demeurant à Estampes et entièrement étranger à l'affaire

Forts de cette protection ils se mettent à piller les terres de l'abbaye et à brûler les cabanes des habitants

Ils ne furent amenés à cesser leurs dévastations et à suivre les paisibles voies de la justice qu'après que les moines s'étant rendus à Estampes eurent menacé de faire excommunier la ville

C'est sans doute à la suite de ces déprédations et pour en perpétuer le souvenir que la terre de Lamerville prit le nom de Levois- Villa qu'elle portait en 1156

Levoiz a pour radical Lewa qui signifie un lieu vague propre à bâtir

Il préparait déjà celui de Levesi- Villa dont nous avons fait Levesville et sous lequel on désigne la paroisse au XIIIème siècle

La seconde partie de son nom « La Chenard » lui vient de Philippe CHENARD qui vivait au XIIème siècle

 

Abonville

Village situé à 1 kilomètre de Levesville est mentionné au Xlème siècle sous le nom de Abonis- Villa qui devient Abunvilla et ensuite Abonville

Ce hameau est aussi considérable que la paroisse elle même

La seigneurie dudit lieu qui dépend du Prieuré contient tant en domaine utile qu'en domaine aliéné, 882 arpents de terre à 100 perches de l'arpent.

Cette abbaye possédait au Xème siècle 15 bonniers ( un bonnier = environ 128 ares) de terres labourables en diverses place à Abonville

La terre d'Abonville était de 9 charrues et avait au même lieu une grange domaniale et 33 cultivateurs tributaires de ladite abbaye

La dime de cette villa dit le Vêtus Aganon appartenait aux religieux de Saint Père quoique les habitants qui n'avaient pas d'église propre allaient à une église étrangère

 

Bonvillette

Ferme situé à I kilomètre de Levesville.

Au XIIIème siècle son nom était Bouvileta la métairie des boeufs

A l'origine cette ferme ne devait pas être isolée, comme son nom l'indique Villeta qui désigne une villa principale entourée de plusieurs habitations. Elle faisait sans doute partie du même domaine qu'Ensonville qui en est peu éloigné.

Au nombre des serfs qui furent affranchis par Guy abbé de Saint Père en 1208 figure Eremberge DE BONVILETE

 

Ensonville les Noyers

Hameau situé à 2 kilomètres de Levesville dont le nom latin est Ansoldi-villa la villa d'Ansold rappelant surement le nom d'un de ses anciens propriétaires.

Ce nom devint plus tard Ansonvilla, Enssonville et enfin Ensonville

Quant au surnom les Noyers donné à ce hameau il indique évidemment l'espèce d'arbres qui croissaient en ce lieu où la villa prit naissance


Eglise de Levesville la Chenard

Saint Martin pour patron

 

La cure valait 14 livres de revenu et dépendait du Doyenneté d'Auneau et de l'élection de Chartres

 

Le choeur et la tour qui le flanque au sud constituent la partie la plus ancienne XIIIème siècle sans soute.

La façade avec son portail plein cintre, la baie obturée au dessus (dans laquelle a pris place une Charité de Saint Martin en mosaïque) et le contrefort d'angle au sud accusent le XVIème siècle.

Jusqu'au XlXème siècle l'église se composait d'un vaisseau unique, l'abside arrondie abritant la sacristie derrière le retable.

Des faisceaux de colonnes et quelques chapiteaux anciens laissent penser que le choeur avait été prévu voûté, mais l'ensemble du bâtiment avait reçu une simple charpente et un lambris

La congrégation des soeurs de Saint Paul y fut fondée en 1690 par le curé Louis CHAUVET

Les deux premières supérieures Marie MICHAU et Marie Aime DE TILLY d'Allaines furent inhumées devant l'autel de la Vierge en 1702 et 1703


La congrégation des soeurs de St Paul de Chartres

 

C'est à Levesville La Chenard en 1696, qu'est née la congrégation des Soeurs de St Paul de Chartres qui compte aujourd'hui 4000 soeurs.

C'est de Levesville La Chenard que cette famille religieuse a pris son essor, vers Chartres tout d'abord, puis vers d'autres régions de France, et même vers les pays lointains d'Asie, d'Afrique, d'Amérique, d'Australie. Aujourd'hui les soeurs sont présentes dans 33 pays.

 

En 1694, le Père Louis Chauvet, âgé de 30 ans, arrive de Pertuis en Provence. Il sera curé de Levesville-laChenard, jusqu'à sa mort, en 1710.

Dès son arrivée, il répare le presbytère à ses propres frais. C'est là qu'il priera, enseignera, recevra les paroissiens... Il  vivra avec sa soeur Geneviève venue le seconder. Une pièce sera aménagée pour des étudiants qui se succèderont: ses neveux et d'autres jeunes garçons dont Georges Mineau que l'on retrouvera comme prêtre du diocèse de Chartres.

 

A l'écoute des appels de son temps, sensible à la situation des filles sans culture et sans instruction, le Père Chauvet oeuvre rapidement à l'ouverture d'écoles, poussé par le décret de Louis XIV pour l'instruction des enfants.

Le Père Chauvet se propose d'instruire tous les enfants, même les pauvres, et cela gratuitement. En 1695, il loue les terres de la fabrique pour l'entretien de Maîtresses d'école.

Les premières jeunes filles auxquelles le curé de Levesville confia le soin de mettre en oeuvre ses voeux les plus chers, furent Marie Micheau, Catherine Sirou d'Abonville, Barbe Foucault de Fresnay L'Evêque, Marie Anne de Tilly originaire d'Allaines. Ce furent les premières à être formées à la piété, à la lecture, à l'écriture et au gouvernement des malades afin d'instruire les enfants dans les petites écoles des villes et des campagnes.

 

Dans le service des enfants, des pauvres, et des malades, la Communauté des Filles de l'Ecole, frappée pourtant de morts successives, s'accroît rapidement et le Père Chauvet pense qu'il doit confier la communauté naissante à l'évêque de Chartres, Monseigneur Paul Godet des Marais.

En 1708, l'évêque reçoit à Chartres les filles du Père Chauvet au nombre de 10 ou 12. Il leur donne son prénom: Paul, une maison: rue du faubourg St Maurice. On les appellera Filles de St Maurice (à cause du lieu). Ce n'est que plus tard qu'elles s'appelleront les Soeurs de Saint Paul et qu'elles habiteront leur maison actuelle sise sur les remparts à Chartres.

 

En 1727, les Soeurs de St Paul, s'embarquent pour Cayenne. C'est le premier départ en terre lointaine. Ainsi, moins de 30 ans après sa fondation, la jeune communauté est missionnaire, au-delà des frontières et l'envoi en pays de mission ne va cesser de se développer pendant tout le 20e siècle.

Aujourd'hui, épousant les joies et les peines de ceux vers qui elles sont envoyées, des femmes de toutes races, partagent ensemble la même mission, toutes animées d'un même esprit, l'esprit de Levesville.

 

Fidèles à leurs origines,

- Elles enseignent avec le souci des moins favorisés.

- Elles soignent les malades ou les vieillards dans les maisons spécialisées ou à domicile.

- Elles font connaître Jésus-Christ, par la catéchèse, par leur présence auprès des jeunes qu'il faut rejoindre pour les accompagner dans leur quête de sens.

 

   Soeur Hélène

de la Congrégation de Saint Paul

 

Médaille de Sainte Hélène

Militaires ayant servi de 1792 à 1818

 

Les dossiers d’attribution de la Médaille de Sainte Hélène se trouvent aux Archives départementales du LIEU de RESIDENCE du récipiendaire.

 

Elle fut créée le 12 août 1857 par Napoléon III et attribuée à tous les militaires français et étrangers des armées de terre et de mer qui avaient combattu sous les drapeaux français de 1792 à 1815.

Cette médaille commémorative est de forme ronde et en bronze patiné ; (d’où son surnom « médaille en chocolat »), elle est entourée, recto verso, d’une couronne de lauriers dont les extrémités entre dans une couronne impériale ornée de huit aigles, tête tournée vers la droite. Cette couronne est surmontée d’un orbe portant une croix, lui-même traversé par l’anneau bélière.

 

L’Avers de la médaille porte le profil de Napoléon 1er, au revers de la médaille on peut lire l’inscription circulaire : « campagnes de 1792 à 1815 - A ses compagnons de gloire sa dernière pensée, 5 mai 1821 ».

Son ruban vert avec cinq raies verticales rouges se portait à la boutonnière.

Elle était présentée dans une petite boite recouverte de papier glacé et accompagnée d’un diplôme très sobre.

Pour seul décor on y trouve au centre le dessin de l’avers de la médaille, les indications portées sont :

le nom du titulaire, son grade ainsi que l’unité dans laquelle il servait.

Cette médaille donnait droit à une modeste pension.

 

Archives Départementales de Chartres, cote 1M 123 canton de Janville, Commune de Levesville la Chenard

 

DOUVILLE Antoine François    °24.06.1781 Levesville la Chenard fils François et SIROU Aune Françoise

maréchal des logis chef 2ème train d'Artillerie Garde Impériale           entré en service le 14.08.1803, libéré en octobre 1815

reçoit des secours viager

brevet n° 154 862

 

LEGROS Jean Louis        °26/04/1786 Levesville la Chenard  fils Louis Jacques et QUINTON Marie Thérèse

soldat 15ème régiment de ligne, 2ème bataillon 2ème compagnie

entré en service en septembre 1807, libéré le 20.12.1814             brevet n° 206 329

 

MEUNIER François Ferdinand    °06.06.1784 Moutiers fils Charles Amand et RIMBERT Marie Jeanne                                                 grenadier 33ème régiment de ligne

entré en service en juillet 1805, libéré le 20 8bre 1809 reçoit des secours viager

brevet n° 154 863

 

ROUSSEAU François        69 ans en 1857 (date d'attribution de la médaille)

soldat 32ème régiment de ligne 1er bataillon 4ème compagnie                 entré en mai 1807, libéré en février 1814

brevet n° 206 331

 

                                               

 

Soldats de l’An 02

Volontaires ayant servi dans les bataillons d’Eure-et-Loir 

 

La contribution en hommes exigée dans le département de l’Eure-et-Loir fut de 3 869 hommes

 

Le 1er bataillon (date de formation le 01 novembre 1791), amalgamé le 13 frimaire 03 à la 64

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